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samedi 22 décembre 2012

Sauna : sexe et dépendances - Partie 1


Je ferme donc la parenthèse L., difficilement, comme toutes les parenthèses que je ferme, tant me séparer, même de si frêles relations, me donne toujours l'impression d'un arrachement, et je retourne à mes intentions premières, dont il m'a détourné : le sexe désormais, c'est seulement en club. Lorsque la porte se ferme derrière moi, je repars avec mon comptant de câlins et d'orgasmes, et j'oublie les prénoms (que je demande rarement) et même, je ne suis pas certaine de reconnaître mes partenaires d'une fois sur l'autre. Et surtout, je jette les éventuels numéros de téléphone qu'on aura voulu me glisser dans la main. Au demeurant, certains s'imaginent devoir sortir en même temps que moi, m'attendent. Ils ont tort, dehors je n'ai plus envie d'eux, je n'ai rien à leur dire, certains m'agacent même.

Mais pourquoi diable est-ce que je me sens si bien en ces lieux si peu recommandables, ou le sexe, parait-il, se consomme comme n'importe quel produit. Comme si le couple traditionnel n'était pas seulement un moyen plus commode de se garder sa réserve rien qu'à soit dans son placard.

Voilà une première histoire de sauna. Un premier exemple de ce que j'y trouve. Deux autres sont à venir.

Parfois, le fracas du monde vient me lécher les orteils sur les rivages de ma bulle. Je n'ai pas la télé, je n'écoute pas la radio, je ne lis aucun journal d'informations générales, je ne m'attarde pas sur les titres de l'actualité quand je les croise sur le net.

J'apprends avec retard, et de source détournées, les catastrophes et les agitations, les mots stupides et les évènements incontournables. Cela fait plusieurs années que je vis ainsi, dans un monde plus doux, moins effrayant, pour mon plus grand bonheur. Et je n'ai pas vu que cela change grand chose à la marche du monde, en tout cas personne n'a remarqué la différence je crois, sinon laissez moi un message.

Aux portes du Moon, mon fracas intérieur, parfois, s'arrête. C'est la bulle dans ma bulle, le replis ultime.

Un de ces derniers vendredis, j'y suis allé en fin d'après-midi avec pour ambition d'y rencontrer plutôt des couples. J'avais envie de bouffer de la chatte. Ceux et celles qui connaissent le bonheur d'octroyer un bon cunni me comprennent. Les autres me trouverons vulgaire. Lasser des hommes, et de leur médiocrité (oui, je me la pète !), j'avais envie de femmes.

Pour moi, les couples sont une façon absolument faux-cul de laisser libre court à mes penchants bi. Rencontrer des femmes seules, c'est prendre le risque de la relation suivie, voire de l'amour. Ma vie affective me semble déjà bien compliquée avec les hommes, je crains qu'avec les femmes, cela ne soit pire. Je m'interroge encore sur une raison qui serait moins avouable. A savoir, mon peu d'impatience à assumer au grand jour un amour homosexuel. Pas que j'en sois incapable, mais là, tout de suite, cette année et la suivante, j'ai pas envie de m'y coller. Enfin, peut-être. Faut voir. Justement je ne sais pas, je m'interroge sur ma possible mauvaise foi.

J'étais donc agréablement assise dans le jacuzzi, quand un certain Luigi m'a foncé dessus. Ayant décidé d'être affable, je réponds aux questions d'usage. Je viens de temps en temps (ne pas paraître débutante, ni trop salope), j'aime beaucoup les lieux, et non, aujourd'hui je n'ai rien payé à l'entrée, c'est gratuit pour les femmes. Oui, c'est cher pour ces messieurs, mais (et cela je le pense et ne le dis pas) présenter ainsi le problème me semble mal venu. Cet Italo-étalon, au physique parfait pour qui aime les gravures de mode bien viriles, ne cherchait-il pas à m'informer que mon obole en nature était plus que souhaitée ?

Nous sommes rejoint pas un beaucoup plus discret monsieur, au plumage moins éclatant. Il connait Luigi et profite donc de l'aubaine pour intégrer la conversation à petit pas comptés.
La conversation devient tactile, Luigi sur ma droite, le discret tentant une approche en crabe sur ma gauche. Je sens généralement à la première caresse si les choses vont me plaire ou pas.

Je regarde Luigi, beau comme c'est pas permis, avec un hâle entretenu, des muscles saillants mais pas trop. La bête n'a pas un pet de graisse, et sa peau ne montre aucune paresse, aucune mollesse, malgré ses 44 ans. Mais ses mains me révulsent, son toucher est brutal, j'évite sa bouche qui veut conquérir la mienne. Alors que mon discret a les mains douces, palpantes, délicates, curieuses mais pas empressées. Il s'est glissé tout contre moi, je laisse mon désir du baiser monter et c'est moi qui dépose mes lèvres sur les siennes, avec l'impression délicieuse de lui offrir un merveilleux cadeau : il attendait visiblement cela depuis un moment sans oser.

Luigi s'est apparemment mis en demeure de me foutre les doigts dans la chatte, coûte que coûte  La main plongée dans l'eau, la mine soucieuse, il trifouille, farfouille, sans délicatesse. Je me contorsionne un peu pour lui compliquer la tâche, mais il fini par trouver l'entrée et cherche à s'enfoncer sans ménagement. Je le repousse une fois, deux fois.

Une chose en entraînant une autre, ils sont désormais quatre à me caresser. A Luigi et mon discret, se sont rajoutés un gars aux allures de D'Artagnan, et un géant rondouillard. C'est vrai que le vendredi c'est le journée plurimasculine. Il y a plus d'hommes seuls acceptés à l'entrée. Je ne peux m'empêcher de saluer cette initiative intéressante.

Mais Luigi poursuis son but unique. Je fini par dire suffisamment fort pour que les trois autres mecs comprennent que quelque chose ne va pas : « monsieur Luigi a apparemment une idée fixe ! », puis en me penchant un peu vers lui, je continue : « avec moi la manière forte ne marche pas. » Malheureusement, après un sourire crispé, il reprend ses investigations inappropriées. Je le repousse de façon bien visible. Le discret, D'Artagnan et l'ourson, s'agitent un peu, faisant front contre l'impudent qui risque de leur pourrir leur plan. Luigi file sans demander son reste.

Je passe un long moment encore dans le jacuzzi avec mes trois prétendants. Ils me bercent dans l'eau. Me caressent à six mains. C'est doux. Blottie dans le refuge de leurs bras, je ferme les yeux. Parfois un intrus se glisse, me touche, me palpe. Mes trois chevalier servants, qui ont compris ce qui me fait du bien, ce que je veux, font la police. Dès que l'intrus est trop insistant, trop intrusif, le cercle se referme, et il est expulsé. J'ouvre quelques fois les yeux pour voir un insistant se faire virer manu-militari. Les trois hommes veillent jalousement sur moi, sur mon bien-être, et surement aussi sur leurs chances de me sauter.
Je laisse flotter mon corps, sous la direction avisée des trois hommes. Mes membres, bassinés par les caresses et les mouvements de l'eau, frôlent leurs corps. Mes mains s'attardent sur les peaux, saisissent les sexes.

A mon invitation, notre quatuor quitte le jacuzzi pour le hammam. Je m'assied, avec à ma gauche le discret, à ma droite l'ourson et entre mes jambes D'Artagnan. Il a foncé sur ma chatte dès qu'il a pu. Je ne me suis pas faite prier et ai largement ouvert les cuisses. Pendant que le mousquetaire aspire goulûment mon sexe et lape mon clitoris, les deux autres me caressent, et tètent mes seins. Les doigts du discret se rajoutent à la langue de D'Artagnan. Il a des gestes doux et précis. Je ne tarde pas à remplir le hammam d'un ululement de jouissance. D'Artagnan poursuit de plus belle, il fourre sa langue dans mon con, voulant boire tout mon jus. Le discret se masturbe debout à coté de moi. Je passe la main sous ses couilles mais j'ai à peine le temps de les saisir doucement : il éjacule à longs traits sur mes seins. Tout à coup la chaleur et l'humidité me sont insupportables, et je dois arrêter D'Artagnan qui, toujours à genoux entre mes cuisses, continue de me bouffer la chatte comme si sa vie en dépendait.

Plus tard, après une pause au bar, l'ourson est parti, le discret aussi, et c'est avec Dartagnan que se poursuivent les hostilités, à nouveau dans le jacuzzi. 

Un beau jeune homme, à peine la trentaine, s'impose près de nous. Il me dit quelques mots, n'a pas un regard pour Dartagnan, et m’attrape la main pour l'attirer sur son sexe. Je retire ma main. Il me caresse vaguement les seins, puis reprend ma main plus fermement pour la diriger sur sa queue. Je bondis, retire ma main brutalement et fais au gars, sur un ton sans appel : "j'ai bien compris ce que tu veux, mais c'est moi qui décide, c'est quand je veux, si je veux". Le beau mec file sans un mot.

Un monsieur qui ressemble à Lino Ventura, très latino, très viril, très brun et plus de prime jeunesse, nous rejoint. Dartagnan m'a prise dans ses bras, il est dans mon dos, je fais face à Ventura, qui commence par me masser les pieds. Ses mains remontent le long de mes jambes, puis de mes cuisses. Mes mains taquines sont allées trouver le petit trou de Dartagnan, et je l'entend me couiner dans les oreilles. Petit à petit, toujours me massant et me caressant, Ventura remonte entre mes jambes et bientôt sa tête est au niveau de mes seins. Il s'y enfouit. Je lui caresse alors doucement les cheveux, les tempes, le visage. Lui masse le cou. Je suis lovée dans les bras de Dartagnan qui me câline, et je câline Ventura qui souffle de plaisir et me lance des regards éperdus.









lundi 21 mai 2012

Scènes de la vie ordinaire : scènes 2 à 7


Scène 2 : Au sauna, je me montre ce soir là plus entreprenante que d'habitude. Souvent, je laisse venir les mâles à moi, et je sélectionne sur le plumage et le ramage, mais je suis rarement offensive, reste de mes puissants complexes quant à mon poids.
Ce soir là, je me sens extrêmement bien, et je décide immédiatement de ne pas laisser passer le jeune homme que je repère à mon arrivée dans le jacuzzi, assis à coté de moi. Moins de 30 ans, une visage lisse et aux traits raffinés, les cheveux un peu longs. Il me dévore des yeux, comme tous les autres hommes présents alors dans le jacuzzi. Je lui souris, trop timidement à mon goût. J'aimerais avoir plus de culot. Mais qu'importe, les travaux d'approche sont lancés. Ne croyant pas trop en l'aubaine, mon objectif me répond d'un pale sourire hésitant.
Je passe sur les échanges de sourires, l'échappée vers les douches, le sauna où nous nous sommes entassés avec les autres hommes qui nous avaient suivis à la trace, le verre au bar où, enfin, mon objectif tente une approche physique, du bout du pied sur le mien.
Nous nous isolons dans une cabine et ce garçon va littéralement plonger sur moi et me manger l'entre-jambe et l'entre-fesses, tout en grognant et couinant de plaisir. D'ailleurs, il s'exprime beaucoup, accueillant toutes mes caresses par des cris d'extase. Il donne l'impression de vivre un moment d'exception. Il est empressé, trop même, et je dois à plusieurs reprises lui demander de doser son ardeur : j'ai besoin de sentir les choses se développer progressivement. Dans le même temps, la fougue de ce garçon beau comme tout flatte mon égo. Il me murmure : « désolé, vraiment désolé, mais ca fait si longtemps ! » avant de replonger se tête entre mes cuisses. Lorsque, repus tous les deux, nous échangeons quelques mots sur qui nous sommes je lui demande : « et... Ca fait combien de temps alors ? » Il bredouille vaguement quelques mots incompréhensibles, puis dit : « non, mais c'est pas ca que j'ai voulu dire... Je sais plus ce que j'ai voulu dire ».

Scène 3 : rendez-vous au sauna parisien avec une petite bande de connaissances. Je retrouve A., croisé plusieurs mois auparavant dans un autre sauna. Je me souvenait d'un rapport un peu brusque, durant lequel nous n'étions pas très synchrone. Mais ce jour-là, tout se passe à merveille, et nous nous câlinons durant de longues heures. Je ne me souvenais plus que sa queue était si petite. Et lorsque je lui demande de mettre un préservatif pour me sodomiser après un annulingus très excitant, il me glisse à l'oreille : « non, c'est pas ce que je voulais faire, tu n'es pas assez préparée ». Je ris et lui fais : « tu crois ? » Il se trompait, et il s'en est rapidement rendu compte.




Scène 4 : Un autre soir au sauna près de chez moi. Un homme très méditerranéen, au nez busqué, à la peau foncé et au yeux de braise veloutés de longs cils, m'aborde dans les douches. C'est la première fois qu'il vient ici, les lieux sont sympa, n'est-il pas ? Après une approche plus physique dans le jacuzzi, nous tentons de trouver une cabine, mais l'heure est à l'affluence, pas un coin de disponible. Alors je prends la main de l'homme et je l'emmène dans le salon marocain, ouvert à tous les regards. Ce qu'il veut avant tout, cet homme, c'est me lécher. Il s'agenouille devant le canapé, à mes pieds. J'écarte largement les jambes, un pied sur le canapé, l'autre sur la table basse et offre ma chatte à sa langue gourmande.
Il y a beaucoup d'hommes seuls ce soir-là au sauna et notre petite exhibition suscite des convoitises. Je vais repousser plusieurs mains, plusieurs queues, jusqu'au moment où j'ai envie de profiter de la bouche de l'homme. Alors je laisse venir un tout jeune homme, déjà vu plusieurs fois au sauna, et qui régulièrement me dévore des yeux, me suis dès qu'il peut en tentant de me frôler. Il me caresse les seins, timidement au début, puis plus franchement. Il m'embrasse et j'entends son souffle précipité. D'autre hommes se pressent pour profiter du spectacle. Le jeune garçon fait écran de son corps, s'arrange pour décourager les plus téméraires d'un geste, ou d'un regard assassin. Mais au bout de quelques minutes mon méditerranéen se lasse de tant de regards, tant de mains et de sexes dressés, et il m'entraine vers une cabine enfin disponible.

Scène 5, 6 et 7 : G. G. au sauna, G. chez moi, G. au cinéma... Je vois beaucoup G. en ce moment. On a même réussi à avoir notre première querelle de... heu... Notre première différent quoi.

mercredi 18 avril 2012

Vu à la télé !

Tout est médiatisé dans notre monde. On se rencontre sur internet, on découvre l'amour, la baise, la violence, la bêtise, et tout le reste à la télé avant de le rencontrer dans la vraie vie. Ce qui n'est pas sur écran fini par être moins vrai que le monde sensible. On en oublie l'autre, et soi, on en oublie juste de sentir, et de désirer.

Samedi soir, c'est soirée déguisée dans l'un de mes saunas de prédilection. En fait de déguisement, tout le monde est rapidement à poil ou paréo, comme d'habitude.

Je me retrouve en cabine avec une amie et trois jeunes hommes. L'idée est de se faire masser. Les hommes espèrent bien pouvoir profiter de l'aubaine pour obtenir bien plus. Mon amie, je ne sais pas, mais moi, après un vendredi câlin avec G., je risque d'être difficile à convaincre, il me faudra de la qualité.

L'un des hommes, un asiatique à qui je donne à peine 25 ans, très mince et tout petit, saute sur l'occasion, et la Marionde. Visiblement, c'est moi qu'il veut. Il me promet un body massage. Il met tout son coeur pour me prodiguer un massage assez convainquant du dos et des épaules, pendant qu'un deuxième garçon, pas plus âgé que l'asiatique, s'occupe de mes jambes de façon beaucoup plus timide.



Je m'abandonne à ces quatre mains. Le massage de l'asiatique se fait rapidement plus voyageur, s'attardant sur les fesses. Mais il n'oublie pas tout le reste. Il masse bien, avec suffisamment de force mais sans faire mal. Mes muscles se détendent, ma peau frémit, mon esprit vagabonde, dans les senteurs de l'huile au niaouli. 

Mon masseur étend son rayon d'action et s'attaque à mes jambes. Ses doigts, lorsque ses mains remontent le longs de mes cuisses, s'insinuent, glissants à souhait, dans les replis de ma chatte. Le deuxième masseur, intimidé par la situation (c'est sa première incursion dans un lieu libertin) et par l'ardeur de son concurrent, abandonne la partie. Il a tort. Dans la cabine, deux reines des abeilles trônent sur les matelas pendant que trois petits ouvriers oeuvrent à leurs délices. Mon amie et moi rivalisant d'ampleur et de bourrelets, les trois jeunes hommes plus petits que nous, tous très minces, l'image est amusante et je souris. A deux, ces homoncules pourraient peut-être faire le poids. Mais un seul ne peut prétendre à m'amuser réellement. Je n'ai pas envie de me déranger pour si peu. Alors j'avertis l'asiatique : il est possible qu'il n'y ait as plus qu'un massage. De façon inélégante il demande à F., qui masse mon amie, de changer de massée. 

Mais il revient peu après. Soit que mon amie ne l'intéresse finalement pas du tout, soit qu'il regrette sa goujaterie. Il faut dire que j'ai saisi la première occasion pour faire remarquer qu'il avait changé de crèmerie bien à propos. Tout le monde a bien ri.

Je regrette un peu le départ de F. qui sexuellement m'inspire plus, mais qui masse moins bien. Rien n'est parfait. Mais l'asiatique est animé d'un feu nouveau et je replonge dans un état hypnotique, juste occupée à sentir ses mains chaudes et huilées glisser sur mon corps. Puis il s'installe sur moi. Je le sens à peine, il est léger comme du balsa. Et il promène alors son torse sur mon dos. Je sens son souffle dans mon cou et il a le bon gout de me glisser à l'oreille qu'il est bien heureux de se trouver là, a profiter de ma peau si douce, de mes rondeurs si charmantes. Lorsque sa tête descend le long de mon dos elle poursuit son voyage sur mes fesses et à plusieurs reprise je sens son nez, puis sa bouche et un petit bout de langue, qui s'insinue jusqu'à mon anus. C'est léger comme un souffle, délicat comme la rosée. Et puis il me propose de me retourner.

Il me masse les seins, le ventre, et je suis comme un chat au soleil, qui s'étire et ronronne. Puis il masse mon mont de vénus, et profite de la situation pour pétrir mes lèvres, les écarter et agacer mon clitoris et mes petites lèvres au passage. Mais il ne s'appesenti pas. Ce que je fini par presque regretter. Je pousse des soupirs éloquents. Mon désir de sexe monte, le désir d'être caressée, lécher, le désir de jouir, mais pas le désir de m'occuper du jeune gars. 

Lorsqu'il entreprend sur moi un massage de tout son corps, les choses commencent à prendre une certaine épaisseur, un peu de corps, si vous me passez l'expression mais il ne m'en vient pas d'autre. J'aime ces moments où la bulle se forme autour de moi et mon ou mes partenaires. Le monde n'existe plus que de loin en loin, et l'esprit lâche enfin le corps, le laisse à son bien être, à ses volontés. 

Dans ces moments particuliers mon champs de vision focalise sur mon partenaire, et le petit asiatique tout à coup occupe tout l'espace. Je le vois partout, je le vois en plus grand. Je sens son souffle sur ma figure comme une tempête, sa bouche un peu humides qui passent sur mon nez, mes lèvres. Sa tête descend, et c'est sa bouche qui est énorme et attrape la pointe de mes seins, titille mes tétons. Mon monde sensoriel est tout occupé par ce qui se passe là, entre lui et moi. 

Son corps descends toujours tout en frottant ma peau, et appui sur mon sexe. Il fait des aller-retour, me masturbant avec son ventre, son torse, et puis son nez, sa langue. Mon clitoris est tout énervé, et mon bassin le pousse à la rencontre de la peau de l'asiatique, le presse avec avidité contre le corps de mon masseur. Qui m'attrape une jambe, la plie et pose mon pied sur le matelas, fait de même avec l'autre. Je me retrouve totalement offerte, les jambe pliées, les cuisses ouvertes. Mon corps est mou, sans défense, et j'aime me laisser manipuler comme une poupée. Mon masseur se sens autorisé à caresser et lécher ma chatte de façon plus académique. Mais jamais il ne s'attarde, reprenant son massage de façon épisodique. 

Plusieurs fois il manoeuvrera mon corps, pour lui faire prendre la position de son choix. A un moment il me pose à quatre pattes, le cul bien tendu, pour me masturber tout en caressant mon petit trou. Et puis soudainement, il fait claquer sa main sur une de mes fesses. C'est incongru. Je souri. Mais surement encouragé par mon silence il recommence plusieurs fois, des deux mains. Il s'y prend comme un manche, et au lieu d'être excitant, c'est douloureux. Et puis c'est mal venu, c'est comme un mirliton dans un orchestre symphonique. Alors je me mets à rire franchement. L'initiative me semble ridicule, la situation grotesque. Et lui, un peu déstabilisé : "c'est pas bien ?" "Ben.... toi ca te plait peut-être mais moi pas plus que ca" et je n'arrête pas de rire. "Mais j'ai vu ça dans un film" ajoute-t-il, comme si c'était une excuse. "Dans un film, oui, mais là on est dans la réalité !"

Enfin, je m'estime heureuse. Je suppose qu'il a vu plus hard, le net regorgeant d'horreurs variées. heureusement, il n'a pas décidé de m'imposer une tournante, ou une quadruple pénétration anale !






samedi 14 avril 2012

Sauna avec G., partie 2 : j'ai failli dire "je t'aime"

La promesse, lors de mon billet concernant ma virée en sauna avec G., était de vous raconter la suite de cette après-midi là.

Mais voilà, j'ai revu G. plusieurs fois depuis, j'ai passé un week-end parisien quelque peu agité, et en plus j'ai une laryngite. Résultat, il y a des détails qui se sont quelque peu brouillés. Est-ce ce jour-là que G. m'a raconté  son passage au sauna aux horaires gais et qu'il m'a décrit comment il s'était fait sucer magistralement par K. ? Je ne suis plus si sûre. Enfin, je vais aller à l'essentiel, et expliquer comment, aussi étrange que cela paraisse, j'ai failli dire "je t'aime".

Après la séance précédemment décrite, nous avons, G. et moi, repris les mêmes activités un peu plus tard, après un jaccuzzi-café-clope-hammam. Comme je l'ai dit, les détails m'échappent un peu aujourd'hui, mais je me souviens du bien-être qui continuait de m'envahir peu à peu, après bien des moments de malaise, voire de panique intérieure. 

G. aime particulièrement me voir me branler pendant qu'il me caresse et me lèche. A un moment, il était agenouillé entre mes jambes, faisant des va et vient avec ses doigts dans ma chatte, pendant que je stimulais mon clitoris. Il regardait, observait autant que la chiche lumière du coin câlin le lui permettait. "J'aime quand tu te branles" murmura-t-il. Et tout en se masturbant lui-même de sa main libre, dans un râle, il poursuivit : "qu'est-ce que tu m'excites !" Je vois son visage changer au fur et à mesure que le désir et le plaisir montent, ses yeux qui cherchent à accrocher les miens, puis mon sexe, puis je ne sais plus trop quoi. Sa bouche qui s'ouvre et se ferme, ses lèvres qui tremblent. Et pourtant il ne m'abandonne pas, il continue de me caresser, de me faire du bien avec ses doigts. Moi aussi je sens que je vais jouir. Mais il me dit : "je viens, putain, je viens" et il éjacule sur mon ventre. 

Troublé par son orgasme, le mien est retardé. Alors je continue de me caresser, je descends mes doigts vers mon vagin pour y trouver ceux de G. et l'inciter a reprendre son mouvement. Je masse doucement mes petites lèvres et il s'extasie en observant à nouveau : "Ah ! Caresse ta chatte, j'adore !" et pendant qu'il s'occupe à nouveau de mon vagin je retourne vers mon clitoris. 

La queue de G. ne baisse pas l'étendard. Je la vois toujours gonflée, presque complètement tendue. Alors de ma main libre je l'attrape et le branle. Ce qui a pour effet de relancer mon désir. Sa queue, qu'est-ce que je l'aime.... La toucher, la branler, la sucer... Je peux enfin jouir, et je ne m'en prive pas. Mais cela semble relancer encore plus G. dont la queue se dresse désormais vraiment fièrement. Alors que je tente de reprendre mon souffle après mon orgasme, il a pris les choses en main et se masturbe. Il est accroupi au dessus de moi, et il s'avance. Il se redresse un peu et il est presque debout, un pied de chaque coté de moi : "tu m'excites trop ! Je vais gicler encore !". Il y croit à peine, je le vois à son air étonné. Et effectivement, il m'asperge les seins, éclabousse mes cheveux. Ce qui me fait rire. J'adore ! On s'amuse comme des chiens fous ! 



C'est dans le moment de tendresse qui suivi dans le jacuzzi que c'est venu. 

J'étais dans ses bras, scotché à lui. Il me caressait doucement le dos et les épaules, m'embrassait. On se souriait. Il me disait des choses douces. Par moment je ne l'entendais plus, étourdie, et un peu assourdie par le bruit de machinerie du jacuzzi. Je ressentais un bien-être total, rarement atteint. Je regardais ses yeux bleus immensément tendres. Et c'est là que j'ai senti du fond de mon ventre monter les mots "je t'aime". J'avais envie de lui dire combien je me sentais bien, combien j'éprouvais de tendresse et de gratitude pour lui. Et ce sont les mots "je t'aime" qui me sont venus. 

Mais je ne les ai pas prononcés, parce que je n'étais pas sûre d'être comprise. Je l'aimais là, à ce moment là. Je l'aime certainement même à d'autres moments, sans trop m'en rendre compte. Mais je ne l'aime pas pour le vouloir rien qu'à moi, je ne l'aime pas pour vouloir que nos vies changent, je ne l'aime pas pour qu'il quitte sa femme, je ne l'aime pas pour ne pas le quitter pour déménager comme c'est prévu. Je l'aime au présent. Je l'aime pour ce qu'il me donne aujourd'hui. Je l'aime sans vouloir autre chose que sentir cet amour quand il vient. Je l'aime sans projet.

Alors, pour ne pas nous emmener dans une succession de malentendus, je lui souris "je t'aime" plutôt que de le lui dire. Il me regarde, apparemment émerveillé : "tu as un sourire à tomber ! T'as les yeux qui brillent !" Oui, j'ai les yeux qui brillent du bonheur d'être là et du bonheur de l'aimer. C'est juste merveilleux.


jeudi 5 avril 2012

Anonyme nous raconte : une sauna pas comme les autres

Dès mon billet de présentation je signalais que j'aimais autant lire les autres que raconter mes turpitudes. 
Je suis très contente de pouvoir aujourd’hui mettre mon projet à exécution en publiant le témoignage d'un ami, qui veut rester anonyme.

Son texte arrive dans un timing remarquable, en contre-point de mon récit en deux parties au sujet de mon après-midi avec G. au sauna.

Anonyme lui aussi va au sauna (mais entre hommes), lui aussi était en petite forme quand il a passé la porte de la boite à cul, lui aussi.... Mais je vous laisse découvrir. J'espère que, comme moi, vous aimez voir, ou imaginer, les hommes entre eux. Moi, j'adore ! Rien que d'imaginer G. suçant une bite je me liquéfie. Sans parler du reste... Mais chut... Je laisse place à Anonyme qui nous raconte son histoire.



Un sauna pas comme les autres
Il est environ minuit quand j'arrive devant ce sauna gay parisien. C'est la deuxième fois que j'y vais, à celui-ci. Les palmiers, les dessins sur les portes, ah, que de bons souvenirs ! Pourtant, je me sens mal : des événements récents m'ont énormément perturbé, et je suis encore sous le choc. Contrairement à la première fois, je suis seul. Ce n'est pas un problème en règle générale (j'aime rencontrer des étrangers) mais là, je ne me sens pas d'attaque. J'aurais préféré avoir choisi mes proies avant d'entrer, pour que je n'aie plus qu'à me laisser aller à ce pour quoi je suis ici : profiter de corps d'hommes pour jouir d'un plaisir qu'un corps de femme ne peut pas m'offrir. Et cette envie est extrêmement forte, ce soir, mais je me sens fragile, vulnérable, faible, déprimé, bref, je ne me sens pas en condition pour vraiment prendre mon pied.
Mon passage au vestiaire me rappelle combien j'aime aller au sauna. Ca fait du bien de voir des hommes nus, ça mate bien, et une folle qui repart avec son copain me prend par la taille et m'embrasse en me souhaitant une bonne soirée. Sympa comme tout ! Ca remonte le moral... mais le reste ne remonte pas !
Et ce n'est pas mon passage dans le jacuzzi qui va le faire remonter. Je commence toujours par cet endroit, pour m'acclimater, mais en général, je préfère le hammam et le sauna pour choisir mes proies. Je veux juste me détendre un peu pour l'instant, mais lorsque les yeux fermés, je sens un pied effleurer ma jambe, ça me dérange : d'abord je ne me sens pas prêt du tout, puis les effleurements du pied, ça ne m'a jamais trop plu, et en plus quand j'ouvre les yeux pour me rendre compte de la laideur du type à qui je plais, je me sens encore plus déprimé. Je n'ai même pas envie de lui dire : "non, merci", il comprendra si je l'ignore. Mais il recommence, donc je sors, bien malgré moi. Je me dirige donc vers le hammam, me disant que c'est trop tôt, que je ne suis pas prêt. Je pars perdant : je me vois déjà me sentir paralysé, et si je ne peux rien faire dans le hammam, ça voudra dire que je ne ferai certainement rien de la soirée, que ce n'était pas le bon jour.
J'aime ce très grand hammam, avec plusieurs recoins. Je choisis de me poser dans un coin où il y a de l'activité : des hommes se masturbent. Et il y en a des beaux, parmi les branleurs et parmi les voyeurs ! En temps normal, au bout de cinq minutes, je serais allé caresser la nuque et le dos de l'un d'entre eux. Mais mon pressentiment se confirme : je mate, mais c'est tout. Et ça dure, ça dure... Je commence à me dire que finalement, j'adore cette chaleur, cette humidité, cette odeur typique de hammam, et que j'adore mater aussi. Que je n'aurai pas tout perdu, quoi. Quand je disais que je partais perdant... Un mec arrive, fait le tour et revient s'asseoir dans le même coin que moi. Je ne le vois pas très bien, il est à l'opposé et avec la vapeur... Je ne prête pas attention à lui, mais au bout de cinq minutes, je distingue un large sourire à mon égard. Je commence alors à m'intéresser à lui : il a l'air pas mal du tout, pas un sex-symbol mais plutôt bien foutu. Nous matons d'autres mecs, bien sûr, mais à chaque fois, nos regards finissent par se croiser. Le problème, c'est que ce petit jeu dure très longtemps. Je me sens bel et bien paralysé, les jambes repliées sur le banc, le dos et la tête contre le mur, le sexe désespérément mou. Et je ne me sens même pas la force de lui faire des sourires en retour, lui qui m'en fait plusieurs. Mais il va peut-être se décider, lui ? Il défait sa serviette, et je distingue une sexe très long au repos, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je commence à vraiment stresser : je n'irai pas vers lui, et si lui ne vient pas vers moi, ma nuit entière sera pourrie. Il se lève, mon coeur commence à palpiter. Mais il se dirige vers la sortie. Je ne peux pas le laisser passer sous mes yeux, je le veux, il est pour moi. Je me surprends alors à me précipiter pour le rattraper, je lui caresse le dos et l'enlace. Nous nous embrassons tout en nous caressant, je sens ma bite se déployer, et en la collant contre son corps, je sens que la sienne fait de même. Il m'empoigne et se met à me branler doucement, il me regarde droit dans les yeux, et son large sourire est absolument craquant. Pas un sourire lubrique, mais plutôt de la joie ou de l'amusement. Je me sens revivre. Une sensation de légèreté m'envahit, j'ai envie de m'amuser et je suis bien content de savoir que c'est avec ce mec mignon, joyeux et bien monté que je vais jouer. Je lui empoigne la bite de la main droite, j'ai un petit rire étouffé et je l'embrasse à nouveau avant de lui demander où il veut aller. Il me répond, avec un accent charmant : "je ne parle pas bien français". "Are you English ??". Génial ! Baiser en anglais, je n'avais encore jamais essayé.
Il veut aller dans une cabine. Très bien ! Nous prenons l'escalier qui monte au labyrinthe, je maudis ces foutues serviettes, je ne peux pas voir son cul. La première chose que je fais une fois la porte de la cabine fermée et les serviettes balancées ? Je me mets à genoux et admire son sexe au repos. Je n'en ai jamais vu d'aussi longs au repos en vrai, c'est magnifique. Je le caresse doucement, je vérifie avec ma main la taille de ses couilles (pas du tout proportionnelle, tant pis) et je commence à le lécher, puis à l'engloutir dans ma bouche tout en le branlant. J'aime le sentir durcir, même si je ne peux m'empêcher d'être quelque peu déçu de constater qu'il n'est pas énormément plus long en érection qu'au repos ("a shower, not a grower", me dis-je). Toujours est-il que c'est une belle bête, et que je ne peux m'empêcher de lâcher de morceau : "what a nice big cock !". Voilà, maintenant, je me sens vraiment chienne, et c'est à ce moment-là qu'il me relève pour m'embrasser et me masturber. Je lui lèche le visage, j'ai envie de le bouffer tout entier, j'adore sentir son crâne dégarni et ses cheveux ras sous mes mains. Il s'allonge, je fais de même, il se précipite sur ma bite pour la sucer, pendant que je le branle. Ahhh, la fellation, je ne pourrai jamais m'en lasser ! Il fait une pause, me branle pile poil comme il faut, puis commente l'épaisseur de mon sexe avant de se remettre à le sucer, mais en y allant bien à fond cette fois. Ah, c'est une bonne chienne, lui aussi. Nous nous suçons maintenant mutuellement, passionnément. Une petite déception : quand je tente de lui bouffer les couilles, la réponse est claire : "no, not my balls !". Encore un homme qui ne sait pas ce qu'il rate ! C'est tellement bon (l'un de mes défis, c'est de jouir un jour rien que par les couilles, en laissant ma bite en paix... je finirai par y arriver!). Il sort soudain de ma bouche pour se masturber en me disant : "I'm gonna cum, I'm gonna cum !". Je laisse mon visage bien près de lui et reçois son sperme en plein sur ma joue et mes cheveux. J'adore ça ! Il aura droit lui aussi à une éjaculation faciale quelques minutes plus tard. Nous restons allongés pendant longtemps, à nous caresser très tendrement, sans parler. Je suis un peu gêné par ce silence, je me demande tout à coup si j'ai été à la hauteur, si on va s'arrêter là, s'il va rentrer chez lui, s'il va continuer la nuit avec un autre que moi. Moi, j'ai envie de continuer avec lui. Mais j'ai surtout très envie de fumer. Je lui demande comment il s'appelle, quel âge il a. William, 38 ans. C'est la première fois qu'il vient ici. Il est arrivé après le dîner, a baisé avec un mec avant de me rencontrer, mais qui était trop brutal et qui, en gros, voulait juste le sodomiser. Mais lui ne me pose pas beaucoup de questions sur moi. Je flippe. Je lui dis que j'ai envie de fumer, il me dit que ce n'est pas bien, mais il me suit quand je descends au vestiaire pour prendre une clope. Il rentre aussi dans le fumoir avec moi. Il est magnifique, maintenant que je le vois dans une salle bien éclairée, je me rends compte que son visage exprime des choses qui me retournent. Ses yeux, sa bouche, son sourire, sa façon de s'adresser à moi font que je ne le perçois pas comme un simple plan cul.
Nous allons ensuite boire un verre. Dans le vestiaire, un mec qui repart et qui n'a pas pris sa conso comprise dans le prix d'entrée me donne son ticket. J'en fait profiter William. Assis sur les sièges qui surplombent le jacuzzi, nos verres à la main, nous nous parlons plus naturellement. Nous passons beaucoup de temps à nous embrasser et nous caresser tendrement. Nous nous avouons à quel point nous nous plaisons mutuellement, et pas que pour le physique. Nous avons tous les deux le sentiment de nous être bien trouvés. Nous nous ressemblons pas mal, en fait. Ce mec éveille ma curiosité, il ne doit pas être intéressant que pour le cul. Il est rarissime que je pense ça dans un sauna...
Nous décidons d'aller nous baigner dans la grande piscine entre les deux jacuzzis, piscine où il n'y a absolument personne. William y va en premier puis je plonge et passe entre ses cuisses pour m'accrocher ensuite à ses épaules en enroulant les jambes autour de sa taille. Tous les mecs assis autour de la piscine nous matent je me sens fier d'être avec lui, nous respirons la joie tous les deux. Mais il ne fait pas chaud, et nous allons dans le jacuzzi, où nous reprenons mes caresses. Quand il me dit : "Fuck ! You're rock hard !", je n'y tiens plus, je me mets face à lui, lui glisse un doigt dans le cul et commence à me frotter contre son ventre, jusqu'à ce qu'il me branle énergiquement. Nous nous faisons rappeler à l'ordre, pas de rapports sexuels dans les jacuzzis ! Très bien, direction sauna sec, alors ! Il est brûlant, génial ! Je m'installe sur le banc supérieur puis quand nous commençons à bien suer, je lui ordonne de descendre sur le banc inférieur et de me sucer. Difficile de dire ce qu'est le moment préféré dans la baise, mais en tous cas, je ne ressens pas mon érection dans un sauna sec de la même manière qu'ailleurs, et ce cocktail explosif entre la chaleur brûlante, la jouissance ressentie tout le long de ma bite et la vue et le toucher d'une tête dégoulinant de sueur et faisant le va-et-vient entre mes cuisses constitue une expérience incomparable. Après une nouvelle éjac faciale bien méritée, nous filons vite sous la douche bien froide. Puis une nouvelle pause-clope lui donne l'occasion de me demander comment on fait la différence en français entre "I love you" et "I like you". Il me dit alors qu'il m'aime bien. Ca me retourne. Je suis à deux doigts de lui dire : "but I love you", mais je ne suis pas totalement sûr de moi, et puis à quoi bon ? Il repart ce matin pour Londres, et moi pour ma province. Il justifie ce "je t'aime bien" en me disant qu'avec d'autres mecs, jamais il n'aurait mis les pieds dans un fumoir, lui qui est si anti-tabac. Bon, je me demande s'il m'aime bien ou s'il m'aime. Mais peu importe.
Nous voici à nouveau en cabine. Nous sommes tous les deux fans de branle et de suce. Nous nous en donnons à coeur joie. Mais je lui ai dit dans le jacuzzi que j'avais un trip particulier avec les couilles, alors il s'occupe bien d'elles, mais on voit que ce n'est pas un habitué. Je lui demande alors : "can I ask you something ? Can I eat your ass ?". Sa réponse est sans appel : "Oh, fuck, yeah, please rim my ass !!". Vu ses gémissements de plaisir, pas de doute, il jouit lui aussi du cul. Il me demande au bout d'un moment de le pénétrer. Grosse angoisse. Je ne l'ai fait qu'une fois jusqu'à présent, et j'ai aimé, mais sans plus. Mais surtout, vu qu'il a beaucoup plus d'expérience que moi, je ressens subitement l'angoisse de la performance. Lui qui s'est fait prendre des dizaines ou des centaines de fois, ne va-t-il pas être déçu par un débutant ? Bon, je prends du gel, j'enfile un doigt, mais au moment de dérouler la capote... la débandade !! Merde !! Il me rassure, ce n'est pas grave du tout, il est très bien avec moi même sans ça. Puis il me bouffe le cul à son tour. Je redécouvre l'intensité de ce plaisir, je ne peux réprimer mes cris, à chaque coup de langue. Pour jouir, je me retourne afin de lui arroser le torse. Il jouit sur mon ventre peu de temps après.
Pause-clope, bière, puis hammam. Nous nous embrassons et nous banlons mutuellement. Très vite, un mec vient à ma gauche, ma caresse et me suce. Puis un autre mec vient faire la même chose à William. J'adore cette sensation : nous sommes de vrais pachas, avec des hommes à nos pieds. Mais très vite, William se désintéresse de son suceur, qui repart. Nous nous levons ensuite pour repartir en cabine, et là, je lui demande si ça lui dirait un plan à trois. Dans l'absolu, oui, mais pas avec mon suceur. Je dis donc au-revoir à celui-ci. En cabine, j'arrive à lé pénétrer, mais au bout de quelques minutes, cette angoisse de la performance revient, et mes sensations diminuent. Je préfère ne pas insister, je me retire, et le m'excuse platement. Je me sens très mal. Il me rassure à nouveau, il se sent vraiment bien avec moi et il n'a pas besoin de se faire prendre pour être comblé. Et là, c'est parti pour environ deux heures de tendresse, de caresses, de baisers, de branle tout en douceur, jusqu'au petit matin. Nous sommes enfermés dans notre cellule, comme dans une bulle, nous ne sommes plus que tous les deux dans cette boîte, et c'est ce que nous voulons, sentant approcher la séparation.
A 5h30, après nous être rhabillés, nous nous quittons, et j'ai envie de pleurer. Je souffre de le laisser partir comme ça, sans aucun moyen de le joindre un jour, mais lui a l'air déterminé, et il a raison : tout va s'arrêter maintenant. Nous nous remercions pour cette formidable nuit passée ensemble. Dès qu'il disparaît de ma vue, mes larmes coulent, de fatigue, d'émotion, et peut-être d'amour.


mercredi 4 avril 2012

Sauna avec G., partie 1 : Etre à la hauteur ou ne pas être

Vendredi, j'ai quitté le boulot à midi, j'ai sauté dans un bus de ville, et j'ai déjeuné rapidement chez le chinois en face du sauna où j'avais rendez-vous avec G. 

C'est toujours avec un immense plaisir que je retrouve G. Mais vendredi, attablée devant mon riz cantonnais, je suis stressée, mal à l'aise. Je me prends la tête avec des stupidités : j'ai peur de ne pas être à l'heure, de ne pas manger assez vite pour être à l'heure devant l'entrée du sauna, de ne plus plaire à G., de ne pas être à la hauteur. Mais je suis à l'heure, je suis en face du sauna, G. me rejoindra ou il m'attendra quelques minutes. Ne plus plaire à G. ? Mais je lui ai toujours plu. Et être à la hauteur de quoi ? Quel exploit me demanderait-on ? Mais voilà, je me sens en retard, et donc pas gentille du tout, bien vilaine. L'épisode Longue Queue m'a remuée au point que je me suis réveillée terrifiée en pensant à lui dans la nuit de mercredi à jeudi, E. ne donne pas de nouvelles, c'est la panique. J'ai cinq ans tout à coup, dix peut-être. Je suis comme quand j'étais enfant, devant ma mère, petite et misérable, laide, sous son regard sans concession, sans bienveillance. Écrasée, nulle. 

Je retrouve G. au zinc du bistrot à coté du sauna, où il s'est installé en attendant que je règle mon addition. Que c'est bon ! Que c'est bon de retrouver ses bras, de l'embrasser sur les lèvres au milieu de cette brasserie pleine de gens dont nous sommes tout à coup le point de mire. Je suis fière de G., fière d'être dans ses bras. C'est bête, mais c'est bon. Il est beau, il est heureux de me voir et le montre. Il s'occupe de moi, me commande un café, s’intéresse à mon babil. Il lit attentivement un article de la presse locale où je parais en photo et que je lui ai fait photocopier, le commente de façon élogieuse. Je profite sans vergogne de ces instants si réconfortants, et si rarement dispensés dans la vie d'un homme. Ce soir il rejoindra une femme, la sienne, qui ne cesse de se plaindre qu'il ne s'intéresse pas à elle, qu'il ne l'encourage pas assez, qu'il ne la soutien jamais quand elle en a besoin. Et il reconnait qu'elle n'a pas tort. Mais là, tout de suite, je suis celle qu'il installe sur son trône de princesse. Que dis-je ? De reine ! Alors je ne boude pas mon plaisir !



Lorsque nous nous retrouvons avec G., même en sauna, nous nous suffisons l'un à l'autre. Pas de trio, pas d'échangisme, non, rien que nous deux. A deux, notre bulle est pleine, complète. Nous avons bien quelques projets d'ouverture, mais étrangement nous ne mettons rien en oeuvre pour les mettre à exécution. 

Je me sens un peu mieux, mais un sentiment d'imposture me poursuit. Est-ce que je mérite vraiment tout cela ? Ne vais-je pas tomber lourdement de mon piédestal ? Je sais que je me pourri la vie pour rien avec ces angoisses qui viennent des recoins les plus sombres de ma psyché. 

Après un moment de détente dans le jacuzzi (et de caresses parfaitement interdites dans le bassin), G. et moi nous calfeutrons dans un coin câlin. Je passe sur ma gourmandise qui me fait m'accroupir devant lui à peine la porte fermée pour laper et sucer sa queue. Je passe sur ses gémissements et ses commentaires satisfaits devant mon empressement. Je passe sur sa hâte à me coucher sur le matelas pour que nous nous allongions tous les deux et je passe sur nos soupirs enfiévrés rien qu'à nous sentir entièrement l'un contre l'autre. J'ai du mal à passer sur les cunnis à la fois gourmands et doux de G. Il me mange avec douceur, à pleine bouche, avec des mouvements enveloppants de la langue. Il n'est pas du genre à se mettre à m'aspirer les petites lèvres avec brutalité comme certains. Non, tout est caresse, douceur, sans pourtant être mou et vague. Je peux me laisser aller sur sa bouche, sans retenue, sans crainte d'une mauvaise surprise. J'aime quand G. me lèche. J'en rêve parfois la nuit, dans mon lit, solitaire... Et vendredi, ca tombait bien, il me devait un cunni royal, un bien goulu, avec annulingus en suivant. Je ne sais plus après quel pari. Et je ne sais plus lequel des deux avait gagné. Mais G. s'appliquât dans la réalisation de ce gage (le mien ? Le sien ? Peu importe !).
Avec G., il y avait autre chose en suspend. Quelque chose que nous n'avons jamais fait ensemble et avec lequel il semble mal à l'aise. Parce que je lui en avais parlé plusieurs fois, que je lui avais raconté comme tel ou tel m'avait sodomisée à mon plus grand bonheur, G. m'avait promis de combler ce désir. Il voudrait être le meilleur, celui qui réalise tous mes souhaits, tous mes fantasmes. Et je le sais un peu jaloux de ces hommes qui me donnent ce qu'il ne m'octroie pas. Il m'avait cependant avertie qu'il était loin d'être un habitué de cette pratique. Mais vendredi, je crois qu'autre chose s'est immiscé entre mon plaisir et sa réalisation.

La sodomie et moi, c'est une histoire à rebondissement. J'en parlerai probablement en détail une autre fois, mais, pour l'heure, il suffit de savoir que je ne suis pas de celle que les garçons ont envie d'enculer. Enfin, j'exagère un peu. Mais disons que dès que la confiance et la vraie intimité s'installent avec un homme, et que donc l'envie qu'il me prenne par le petit trou se fait plus intense, et bien le monsieur a envie de tout ce qu'on voudra sauf de ca ! 

Et donc, vendredi, dans la cabine du sauna, G. me demanda de me retourner. Il écarta mes fesses et, à genoux entre mes jambes, il me gratifia d'un langoureux annulingus, tout aussi chaud, humide et doux que son cunni. Plusieurs fois je cru qu'il s'arrêtait, mais c'était pour reprendre de façon plus intense. Il y fourrait un doigt ou deux, puis reprenait d'une langue curieuse, perforante, insinuante. C'était troublant. Les sensations physiques étaient renforcées par cette image parfaitement osée de la langue de G. fouillant les recoins les plus intimes, les plus inavouables, de ma personne. 

Je ne sais pas à ce moment là si G. a décidé de passer à l'acte en ce qui concerne la sodomie. Je me laisse juste faire, avec délice, avec impudeur, m'offrant à sa bouche et à sa gourmandise. Quand il attrape un préservatif et me fait me mettre à quatre pattes, je ne sais toujours pas ce qu'il a décidé. Levrette tradi ou sodo ? Je le laisse faire, impatiente de savoir, peut-être moi-même incapable de décider de ma préférence. Et ce fût... la bérézina, la débandade, la première panne de G. depuis que je le pratique. 



Lorsqu'il m'a chuchoté : "retourne-toi, je préfère te voir, j'aime te voir", j'étais à la fois déçue, heureuse et inquiète. Oui, Marionde ne recule devant aucun mélange !
J'étais déçu qu'une fois encore je doive m'asseoir sur une bonne sodomie (excusez l'image peut-être mal choisie, mais elle m'amuse). J'étais flattée de repérer chez G. cette incapacité bien connue désormais, et que je pourrais résumer par : "une femme qu'on aime heu... estime  enfin, il y a certaines femmes qu'on encule pas, quoi". Mais j'étais inquiète de retrouver ce symptôme chez G. Symptôme de sentiments bien mal placés compte tenu de sa situation d"homme en couple", et qui me rappelait ma douloureuse histoire avec E. Lui, non seulement ne m'a jamais sodomisé mais c'était jusqu'à la levrette qu'il ne pouvait supporter avec moi. Lui aussi voulait me voir, ne pas quitter mon visage des yeux, nous sentir enfermés et bien proches dans notre bulle.

Bien sûr, il n'était pas question pour G. de me laisser ainsi, chaude comme une baraque à frites, sans s'assurer de ma satisfaction. Et j'ai eu droit, pour la deuxième fois de l'après-midi, à un bruyantissime orgasme sous sa langue. Oui, une ellipse habille m'a fait taire le premier, c'est que je ne voudrais pas vous lasser. Les curieux pourront relire le billet et ajouter un orgasme au moment du cunni, avant l'annulingus.

Dans le moment de tendresse qui suit, G. me dit sa confusion de ne pas avoir assuré pour la sodo. "J'ai toujours tellement peur de ne pas être à la hauteur !" me confie-t-il. Alors je lui dis qu'on en est tous un peu là, je lui explique mon malaise du début d'après-midi, ma peur de ne pas être à l'heure, de ne pas assurer, de ne pas être telle qu'il m'attend, de ne pas être assez bien. Et ce qui reste de crainte, de sensation de mal être, disparaît dans mes mots, est absorbé par cette confidence. J'espère qu'il en a été de même pour lui. Les mots, je ne connais pas meilleur pansement de l'âme qui souffre. 


Bientôt en ligne : "Sauna avec G., partie 2 : j'ai failli dire "je t'aime"






dimanche 25 mars 2012

Journée de deuil

Il (pour la commodité de la chose appelons le E.) m'a répondu, comme prévu. Mais je n'avais pas eu le temps de relire son mail pour la vingtième fois, me demandant jusque quand le faire patienter pour la réponse, que je recevais un autre mail où il m’annonçait la mort de sa maman, quasiment en direct. J'étais effarée. Autant de la nouvelle que de sa façon de penser à me le dire en express. 


 Détail sinistre, s'il en est des plus que d'autres en la circonstance, E. ajoutait dans son mail : "Les bons moments (notre paix) précèdent les plus tristes". Mes sentiments vis à vis de cette dame ont souvent été mitigés. E. a deux femmes dans sa vie : madame mère et madame épouse. Vu de ma fenêtre elle sont semblables, quasiment copies conformes. Et lorsque E. et moi rêvions tout haut d'un futur merveilleux (vous savez, ce monde où les hommes mariés ont le courage de quitter leur femme) il m'était déjà douloureux de penser que E. ne voulait pas entendre que je ne chausserais pas les Isotoners de madame épouse, mais imaginer les vacances avec madame mère me donnait carrément des palpitations (car madame mère était de tous les projets familiaux, vacances comprises). 

 Si j'avais trois ans, ou si je croyais à la sorcellerie, je pourrais penser que mon retour dans la vie de son fils n'est pas sans rapport avec le départ de madame mère, qui me détestait sans me connaitre. Ou en tout cas me souhaitais de débarrasser le plancher. 


Toujours est-il que malgré la triste nouvelle je poursuivais ma journée comme prévu après avoir envoyé un mail de condoléances. Et au programme de ma journée il y avait un sauna en soirée. Mais en dépit de mon envie d'en profiter, le pensée du chagrin de E. me poursuivait.  

Lorsque j'ai rejoins mon chauffeur du soir, c'est la première chose que je lui ai dite en montant dans la voiture. La maman d'un ami proche était morte, j'étais triste pour lui.  

Allongée dans le jacuzzi du sauna, offrant mon corps aux bulles délassantes, mon esprit vagabondait à la rencontre de E. Dans une demi conscience je sentais sa tête dans mon cou, y  trouvant un peu de réconfort. Je sentais des mains qui me caressaient sous l'eau. Je les repoussais, mais cela me demandait un effort, un retour au réel, que je ne souhaitais pas. Je ne voulais pas être arrachée à cette sensation de soutenir E., cette douceur de le sentir contre moi, apaisé. Alors je laissais faire, jusqu'au moment où les caressent se faisant plus précises, atteignant quelques points stratégiques, me tiraient de mon rêve éveillé. Je haïssais tout à coup ces hommes et leur désir envahissant. J'avais envie de les battre, de les mordre, de leur crier de me foutre la paix bordel de merde. Alors je sortais du jacuzzi, sans un mot, même pour mon chauffeur qui restait là comme deux ronds de flan. 

Plus tard, mon chauffeur et moi sommes allés en cabine. Il massait de façon somptueuse et n'a pas lésiné. Je peux dire que en sauna j'ai été presque autant massée que baiser, j'ai donc des points de repères. Et là, c'était du grand art. Pas une once de mon corps n'y a échappé. Me faire ainsi dorloter était bien la chose dont j'avais besoin, en dépit, ou à cause de ce chagrin que je vivais par procuration.  

Un détail cependant m'ennuyait : je n'avais pas particulièrement envie de toucher mon chauffeur. Je sentais bien que lui rendre la pareil allait s'avérer compliqué, voire impossible. La solution la moins inélégante aurait été de l'avertir que je souhaitais juste un massage. Pensant me convaincre il aurait accepté, et je n'aurais pas eu de remord à lui rappeler notre accord de départ le cas échéant. Mais je ne l'ai pas fait. Et quand le massage a dégénéré en caresses de ma chatte, je me suis tortillée de plaisir au lieu de dire stop. Je sentais les doigts de mon chauffeur glisser merveilleusement grâce à l'huile de massage sur mes lèvres, effleurer mon clitoris. Et quand il a en plus, de l'autre main, titillé un de mes tétons j'ai cru que j'allais jouir immédiatement.
Mais c'est sous ses coups de langues que j'ai jouis. Son cuni n'étais pas mal habile, mais malheureusement, au moment de l'extase et de mon cri, il arrêta presque net, reprenant trop vaguement à mon goût. Je ne sais si j'aurai l'occasion d'en reparler avec lui mais il m'a donné l'impression d'être surpris par ma réaction explosive, de se laisser désarçonner par mon ululement et mes convulsions de chatte en chaleur. Il faudra un jour que je m'enregistre pour mieux juger de l'effet produit, mais il parait que c'est assez intéressant !

Comment ensuite se sortir de cette épineuse situation ? Je resitue. Le monsieur a passé un temps infini à s'occuper de moi, m'a octroyé un cunni honorable, et moi je n'ai pas du tout envie de m'occuper de lui.  Après quelques manœuvres maladroites, le chauffeur a bien compris que je n'étais pas très en train et que ses efforts ne seraient pas payés de retour. 

Alors je le dis, je suis une sale égoïste, je me suis servie de lui. G., a qui j'ai raconté l'épisode depuis, a le don de trouver les échappatoires les plus étonnants (c'est qu'il s'y connait en entreprise de déculpabilisation) : si le chauffeur est un vrai libertin le plaisir de la femme est un plaisir plus intense pour lui que le sien propre. Bien heureux l'homme qui a eu l'honneur de passer un si doux moment avec moi, il ne voit pas où est le problème. Bien. Soit. Enfin, il me semble quand même que le chauffeur l'avait un peu amer... 


Sans compter que le pauvre n'était pas au bout de ses peines. Ou plutôt pas au bout des miennes. Le satisfaire sexuellement était impossible pour moi mais j'étais capable de tendresse. Aussi, allongés l'un à coté de l'autre dans la cellule de la boite à cul, nous nous sommes fait un long câlin. Et la tête sur son épaule, j'ai pleuré.