Affichage des articles dont le libellé est lieux insolites. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lieux insolites. Afficher tous les articles

mardi 21 août 2012

Le petit peuple des dunes


J'ai passé trois jours et trois nuits avec G., en Vendée. Trois jours fabuleux en tous points, sans anicroche, dans l'entente et l'harmonie la plus totale. Si on excepte le départ, si on excepte le fait que je l'ai quitté, que nous nous sommes dit adieu.

S'embrasser pour les dernières fois, les larmes mouillant et salant nos lèvres, toucher nos peaux pour la dernière fois, nous dire des choses essentielles pour la suite l'un sans l'autre, se fût doux, comme on sait l'être tous les deux, mais déchirant.
Mais le plus terrible, c'était le lendemain matin, au réveil. Revenir au monde sans lui, c'était une blessure que le jour cuisait, sur laquelle ma conscience buttait alors que j'aurais voulu replonger dans le sommeil, dans ce monde où G. était surement encore là, où le manque n'existe pas.

Ce séjour en Vendée, c'était une riche idée, en même temps qu'un sacré cadeau empoisonné.

Mais si quitter G. est si pénible, et même momentanément insupportable, j'ai des souvenirs magnifiques, des souvenirs d'orgasmes gigantesques, d'orgasmes sous le ciel bleu et les ajoncs, j'ai des souvenirs de réjouissances à plusieurs, des souvenirs d'avoir réussi à trouver l'équilibre entre la tendresse et le vice.

Le temps était suspendu. Je ne savais plus si j'étais là, en Vendée avec G., depuis vingt minutes ou dix jours. Nous n'avions pas d'heure, si ce n'était celle de nos désirs. Telle une chatte en maraude j'en aurais oublié de manger. J'avais perdu l'appétit, sauf lorsque nous nous attablions pour faire un repas de ce que nous avions choisi ensemble, et là, tout à coup, je mourrais de faim et je dévorais.
Le monde était à la fois gigantesque, avec l'océan, le ciel, l'immense plage, les étendues de landes et de dunes à perte de vue, et inexistant. Nous étions dans notre bulle d'amour et de bonheur, à l'abri de la violence du monde.



Il y a, dans les dunes de la plage du petit pont, tout un petit peuple de pervers.
G. m'avais souvent parlé des rencontres qu'il y faisait, s'y faisant sucer ou suçant. J'étais toujours curieuse qu'il me raconte ses escapades à la plage, tout comme j'étais friande de ses récits de sauna aux heures gay. Tout ces hommes (car j'y ai vu surtout des hommes, même s'il y vient des couples et parfois des femmes seules) se connaissent au moins de vue (et souvent « de cul », dirons-nous) mais on en sait parfois bien plus. Il y a des contrôleurs du trésor, des musiciens, des pères de familles qui parlent de leurs enfants, des maris qui parlent de leurs femmes, etc...

La dune, c'est un peu le paradis des exhibs, qui font le bonheurs des voyeurs encore plus nombreux. Lors de notre première après-midi à la plage du petit pont, G. et moi nous sommes trouvé un petit coin un peu protégé, mais pas trop. Ca allait et venait à proximité, ca aurait bien participé, mais G. avait envie de rester seul avec moi, et les amateurs de sexe se sont contenter de mater et d'envier ce bienheureux homme. Même si j'avais imaginé faire autre chose que rester à deux dans les dunes, être regardée, et entendue, par nombre de voyeurs, et puis avoir au dessus de ma tête et dans les yeux les ajoncs et le ciel perlé de quelques nuages, le bruit de la houle, puissante ce jour là, dans les oreilles, le vent tiède se coulant sur mon corps, tout en me faisant lécher goulûment par G., suffisait amplement à mon bonheur, et même à mon extase. Il aurait fallut être difficile pour ne pas trouver ca simplement magique. Après un cuni en règle, nous avons opté pour une levrette. C'était le début de la soirée, l'assistance s'était clairsemée même si deux voyeurs nous observaient encore, planqués non loin, et sur le soleil couchant j'étais nue, à quatre pattes, les genoux calés dans le sable sur la couverture, G. en train de me besogner assez furieusement en murmurant des choses indistinctes et que je pouvais traduire selon mes besoins en choses douces ou choses crues. Hurler de plaisir dans la nature, lancer son cri sur la landes qui court à l'infini, dans cette posture animale, avec rien en face de soi que le sable et la végétation, c'est un peu retrouver le cri primal, avoir l'impression de participer à la naissance du monde, retrouver les temps immémoriaux.



Le lendemain, j'ai mieux fait connaissance avec C. et un autre type dont le prénom m'échappe.
Avec G., nous avions passé une partie de l'après-midi sur la plage, un peu en retrait mais pas encore dans les dunes, coincés entre deux mondes : celui des baigneurs naturistes, venus là en famille ou en couple, et celui des obsédés du cul, errant dans le sable à le recherche d'une opportunité. Dans cet entre deux, nous étions le couple venu profiter de la plage, tout en excitant la curiosité des voyeurs perchés sur la dune. Nous nous étions laissé allé à quelques caresses un peu coquines : j'avais consciencieusement enduit d'huile solaire le sexe de G., il m'avait plus tard tété les tétons.
Le soleil et la température baissant, la plage se vidait, laissant le champs libre au petit peuple des dunes. C'est alors que G. me proposa de demander à C. de se joindre à nous. Ils se connaissaient, s'étaient sucé de temps à autre, se retrouvant d'une année l'autre. Je savais tout cela.
Je n'hésitai pas longtemps. G. disparu un moment derrière la dune qui était en surplomb et revint vite. C'était bon, on y allait, mais il avait dit non à un autre mec qui papotait avec C. Sauf que le mec nous emboita le pas. J'apercevais en ligne de mire le chapeau de C. caracoler dans les dunes, vraisemblablement à la recherche d'un lieu propice à notre projet. Je suivais un peu péniblement en piochant dans le sable, accrochée à la main de G., l'invité surprise dans mon sillage.
Les choses commencèrent très vite. Un peu trop vite pour moi. A peine assis sur la couverture dans l'endroit choisi par C., l'invité surprise nous assura qu'il ne faisait que regarder et à peine avait-il notre accord que C. poussait déjà la tête de G. vers la queue qu'il lui tendait. G. ne se fit pas prier et se mit a sucer goulument, mais mon cœur se serra en une panique instinctive. Peut-être parce que je n'aime pas qu'on me fasse cela, qu'on pousse ma tête vers la queue à sucer. Mais c'était, certainement, un changement de perspective un peu radical et rapide pour moi. Mon G., mon mâle, traitée comme une vulgaire soumise ?! J'avais peur tout à coup de ne pas reconnaître mon G., et de le perdre donc. Je ressentais le besoin irrépressible de rétablir le contact, de me rassurer, et peut-être de le rassurer lui. Je me glissais contre lui en chien de fusil, nous étions quasiment face à face pendant qu'il pompait vigoureusement C. Je le caressais doucement un peu partout, faisant courir mes doigts sur lui. Je croisais la main de C. qui caressait ses fesses. Je l'embrassais, le léchais sur tout le torse, sur les bras, attrapant de temps à autre sa queue toute molle dans ma bouche pour la suçoter. J'ignorais s'il appréciait, mais je continuais pour moi. Plus tard, quand nous en avons parlé, il m'a dit que si je n'avais pas été là, tout contre lui, à le câliner, il m'aurait cherché, que cela l'avait rassuré de me sentir contre lui, et que je m'occupe de lui tout doucement. Rassuré de quoi me suis-je demandé ? Pas de se retrouver à sucer C., c'était devenu sinon banal du moins courant pour lui. Surement rassuré de savoir que je suivais le mouvement, que j'appréciais le moment, rassuré que je le considère toujours comme mon homme.
De temps en temps je coulais un regard pour observer la bouche de G. qui s'activait sur la bite. Il avait une technique goulue, jouant des lèvres, de la langue, avalant largement la queue pas très longue ni très grosse du mec. Il enveloppait le gland d'une langue bien souple, et de temps à autre le titillait du bout, et puis avalait le membre avec gourmandise. A quelques occasions j'ai croisé le regard de G. qui cherchait le mien, et à chaque fois cela m'a inondée de tendresse en même temps que je me sentais indiscrète de le regarder faire ainsi.
Mais tout à coup, j'ai senti deux mains sur moi, sur mes fesses. J'ai crié « non : » en me retournant. Un papi ventripotent, rouge de peau, blanc de poil, était penché sur moi, tardant à retirer ses mains. En un réflexe G. avait levé la jambe, une détente suffisait pour écraser le nez du type qui fini par reculer devant l'insistance de G. qui devenait menaçant.
L'incident ne nous perturba pas outre mesure cependant, et les opérations reprirent. A un moment, j'ai pensé que j'aurais aimé rejoindre G. et sucer avec lui. Mais C. ne me disait rien du tout. Pas dans l'absolu mais dans sa façon d'avoir brusqué les choses au départ.
Le type n'a pas été très long a donner des signes de fin. Je crois avoir entendu quelques mots que j'ai préféré oublier, et puis une autre angoisse me vint. Je n'avais pas envie que le mec éjacule dans la bouche de G. Je n'avais pas envie qu'il m'embrasse juste après sinon. Quand je vis le ventre de C. abondamment couvert de son sperme, je fut rassurée. Et puis G. a pris soin de ne pas m'embrasser tout de suite et même de se rincer la bouche avant.
Mais C. repartait. Il devait rentrer à l'heure pour la soupe, madame avait déjà bien couiner la veille de son retour tardif. Il me dit que G. était doué, et qu'il fallait aussi me remercier pour ce bon moment. Il me posa un smack sur les lèvres et fila vers ses obligations familiales.
Nous sommes rester avec le voyeur. Qui continua de ne rester que voyeur et assista à nos ébats, tenailler par l'envie de participer. J'étais un peu tourneboulé par la rapidité des choses, et j'eus plaisir à retrouver G. pour moi, à mon rythme.
Mais c'est plus tard, quand nous reparlâmes de ce qui s'était passé, que cela m'excita le plus. Libéré de l'impression de précipitation, dans une intimité retrouvée, j'éprouvais un grand plaisir à dire à G. qu'il savait drôlement bien sucer, et que j'avais pris soin d'observer sa technique. J'aimais a repenser à la bouche de G. sur la queue du mec, et cela m'excitait de lui dire que j'aurais aimé participer et sucer avec lui.

Le lendemain, nous sommes restés sages sur la plage, plus près de l'eau, sans aller dans les dunes. Nous avions un resto de prévu et donc pas trop de temps en début de soirée, et puis l'ambiance était à autre chose.
Nous avons joué avec la mer. La houle était encore trop puissante pour se baigner vraiment, alors nous jouions à nous faire peur en attendant les plus grosses vagues, en sentant nos pieds s'enfoncer dans le sable au moment du reflux. A un moment, j'ai décidé de m'asseoir dans une énorme vague pour que tout mon corps profite de l'eau. Je riais, un peu chahutée par l'océan. G. m'a imité. Et puis, tout à notre plaisir, nous avons été surpris par une vague plus puissante que les autres. Elle nous a recouverts, roulés, tirés sur le gravier, puis remportés un peu dans l'autre sens, nous laissant des égratignures sur les fesses et le dos. Je riais à perdre haleine, à moitié étouffée par l'eau.
Plus tard, allongés l'un contre l'autre, nous nous caressions doucement. Nous nous souriions, les yeux plongés dans les yeux de l'autre. Nous nous embrassions, et j'étais agitée d'une envie qui devenait irrépressible. Alors je collais ma bouche à son oreille et je disais les deux mots qui allait me libérer de cette envie : « je t'aime ». A son regard un peu perdu tout à coup, à sa façon de presser ses lèvres l'une contre l'autre puis de me serrer très fort contre lui en enfouissant sa tête contre ma poitrine, je compris qu'il aurait voulu me dire la même chose, mais que c'était impossible, qu'il ne s'y autorisait pas. Et c'est avec des périphrases chantournées qu'il me le dit le lendemain, à quelques heures de me quitter : « la chose que tu m'as dites deux fois, tu sais... Moi aussi je le pense, mais je peux pas le dire ». Et puis, sur le quai, au moment où le train partait, il a fait un cœur qui bat avec ses mains.

C'est pas comme si j'avais pas déjà vécu une histoire d'amour avec un mec en couple. C'est pas comme si je ne connaissais pas déjà cette douleur. Non, vraiment, c'est pas comme si...



mercredi 6 juin 2012

Texte d'invité 2 : Fin de partie

Vous aimez me lire ? J'adore vous lire aussi ! 
J'ouvre mon blog une nouvelle fois au texte d'un invité. Un grand merci à lui.
Quand un garçon plutôt sage laisse la joie et le plaisir prendre la barre, c'est forcement intéressant. Et le télescopage avec les érections élections est un détail des plus savoureux. Jugez-en plutôt...


Fin de partie

Commençons par la fin. 

De toute façon, ça se sera passé comme ça pendant un mois. Dès le début, nous savions quand nous allions arrêter. A part ce premier café, pas vraiment de rendez-vous. Un dîner dehors, la semaine dernière. Première sortie en boite de nuit hier soir. Départ, J-2. 

Non vraiment, nous avons tout fait à l’envers. Enfin tout... pour certaines choses, l’envers, l’endroit, le côté, tout faisait foi. Nous nous sommes bien amusés, on ne peut le nier. C’était plaisant, cette affection réciproque qui muaient nos caresses et nos étreintes pendant lesquels l’érotisme faisait bien souvent place à des sensations et des envies nettement moins sublimables. Mais que ce qu’elles étaient bonnes, nos parties de jambes en l’air ! 

Bref, revenons-en à la fin. Hier soir, le restaurant, les clubs, les fumigènes, la lumière des stroboscopes, ce mec-ci qui se frotte à lui, celui-là qui me palpe le cul. Qu’ils essaient, de toutes façons ils ne l’auront ni lui, ni moi. Depuis que nous avons quitté son appart, nous n’aspirons qu’à y retourner. 

Sauf qu’arrivé en bas, l’épiphanie moche : je n’ai pas amené les préservatifs, et lui n’en a pas racheté comme il part dans quelques jours. Et ne nous voilà pas confrontés à l’absurde réalité : quinze minutes pour trouver un distributeur de capotes en plein quartier gay... deux euros les trois, il va falloir savourer... 

On repart vers chez lui, en passant par cette petite rue ou des affichages pour les législatives sont en place. Je suis attiré par la barbie grandeur nature sur fond rose, candidate du Parti du Plaisir. Je ne peux m’empêcher de la prendre en photo alors que lui s’adosse au mur de l’autre côté. Une fois le cliché dans le téléphone, il me tire vers lui. Nous nous embrassons. Avec ardeur. Dans son dos, le mur d’une école. 

Dans le mien, les grand panneaux de métal pour les affichages électoraux. Nos langues se cherchent et se trouvent sans mal. Mes mains trouvent son corps et réciproquement. A 400 mètres à ma droite, une rue perpendiculaire. Même chose à gauche, si ce n’est qu’un camion garé nous protège un peu. 

Mes mains lui caressent déjà les fesses. Avec insistance. Des caresses de plus en plus ciblées qui lui arrachent des gémissements. Sans doute pour se défendre, il enlève ses mains qui caressaient mon torse sous mon t-shirt et les glisse plus bas. La masturbation commence. Il regarde à gauche, puis à droite, et sans avoir le temps de comprendre (les méfaits de la bière), je me retrouve le sexe à l’air. Il se met à genoux et entreprend une fellation. Moi qui suis plutôt classique dans mes pratiques, cet accès d’exhibitionnisme m’excite encore plus. Et merde, un mec vient. Je me rhabille très vite, mais le type doit avoir compris et fait comme s’il n’avait rien vu. Nous sommes encore en lisère du quartier gay après tout... Et mon compagnon de jeux recommence. 

Au bout de quelques minutes entre plaisir et anxiété, je le relève, et le plaque littéralement la tête entre les seins de la Barbie électorale. Je me baisse en même temps que je découvre son cul. Il est temps pour moi de lui arracher quelques gémissements de plus en lui excitant l’anus de ma langue. Lui n’y tient plus, et me demande dans son anglais « Are we gonna stop there ? » 

Je le regarde d’abord médusé, mais l’excitation prend le dessus : je sors les trois capotes de mon baise-en-ville (qui n’aura jamais aussi bien porté son nom) et en enfile une. Pas de gel, il va falloir y aller à l’ancienne (je me refuse à vous l’expliquer.) Et il va aussi falloir y aller doucement, pour ne pas lui faire mal. 

Il est environ quatre heures du matin, nous sommes à Paris, il est tout entier aplati contre une affiche électorale bidon quand je le pénètre. La situation est particulière, entre la peur et l’excitation. Finalement, nous nous abandons à la dernière, tant est si bien qu’en quelques minutes tout est fini pour nous deux. 

Maladroit, je me retire avant d’aller disposer du préservatif dans une poubelle publique sous son regard hilare. A moitié débraillés, grisés autant par nos boissons de la soirée que notre expérience de l’instant, nous repartons vers son appart...

lundi 30 avril 2012

L'effet tour Eiffel

C'était vendredi et j'avais récemment changé mon texte d'annonce sur le site de cul où je drague pour me mettre en stand by. Oui, un café, la veille, avec une énième lavette, rougissante et inconsistance à souhait avait eu raison de mon enthousiasme. J'avais visiblement la main mauvaise ces temps-ci, autant me mettre en retrait. Je commençais même à me demander si je n'étais pas atteinte du fameux syndrome de "la place prise". Lorsque je me sens vraiment bien avec un homme, j'ai de la peine à lui trouver de la concurrence à sa mesure. Une façon archaïque et inconsciente de me consacrer à un seul. C'est agaçant, mais c'est comme le syndrome pré-menstruel ou la pluie pendant les vacances, faut s'occuper intelligemment en attendant que ça passe.

Et donc, en ce vendredi matin, un homme avec qui j'avais discuté quelques fois vient me causer sur le chat. Je l'avais éconduit à cause de ses photos. Il me semblait tout maigre, pas bien grand, ridé et un peu stupide sur ses photos de vacances. Je suppose aujourd’hui que ces photos ont été prises par sa femme, et que c'est un peu comme les caleçons ridicules que les femmes de E. (madame épouse et madame mère) lui choisissait : le rendre inconsommable pour une éventuelle maîtresse, ou au moins le ridiculiser.

Cet homme avait visiblement décidé de me séduire, il ne lâchait pas l'affaire, et il revenait à la charge, de façon régulière mais sans insistance, échangeant seulement quelques minutes avec moi. Et ce matin là, sentant certainement qu'il lui fallait jouer son vatou, et puisque je refusais ses propositions de verre et autre restaurant, tout en m'ouvrant à lui de mon désappointement concernant mes contacts masculins (la fourbe), il me demanda si cela me tenterait d'"avoir Paris à mes pieds". Il me proposait ni plus ni moins qu'une visite en VIP de la tour Eiffel, en zappant les queues. J'ai imaginé l'employé municipal en blouse marine me faisant profiter de l'entrée de service. Et puis le trou du cul qui me force la main pour obtenir un rendez-vous et me propose de finalement faire la queue ensemble pour monter. Après avoir évalué qu'au pire je me déplaçais jusqu'à la tour Eiffel pour rien et en profiterais alors pour aller faire un tour à Orsay ou l'Orangerie, j'acceptais de retrouver le monsieur en début d'après-midi.



Visiter la tour Eiffel, enfin ! Et sans me taper les heures de queues qui m'avaient jusqu'alors rebutée ! Je kiffais grave ! 

A l'heure dite, j'étais sur place, et je repérais un monsieur habillé avec recherche sortir des bureaux du pilier nord et s'appuyer à la rambarde pour fouiller la foule des yeux. Il se tourna vers moi pour poursuivre son tour d'horizon et avant même qu'il ne me repère, et en un instant, je savais que ses photos ne lui rendaient pas justice, qu'il avait un regard bleu à tomber, qu'il travaillait bien à la tour comme mon intuition me l'avait soufflé mais qu'il n'en était pas un employé de base, qu'il était raffiné, et qu'il me plaisait. 

Nous nous sommes fait la bise et il m'a proposé que l'on se tutoie. Je crois bien qu'à ce moment là nous savions tous les deux à quoi nous en tenir. Enfin, en tout cas, moi, je savais : j'avais envie de mieux connaitre cet homme, pour peu qu'il ne fasse pas de boulette rédhibitoire. Et lui avait envie de me toucher partout. Ce qu'il eu bien du mal à juguler, saisissant diverses occasions pour me saisir le bras, me frôler la main, entourer mes épaules pour me guider, et même, summum du geste choupinet, tripoter un peu nerveusement mon écharpe. Tout cela, bien sur, tout en me conduisant à travers son domaine, de la salle de contrôle vidéo jusqu'au troisième étage et demi, tout en haut, au dessus des visiteurs stoppés au troisième, en passant par les coulisses techniques d'où l'on voit la tour vraiment de l'intérieur. Il m'expliqua un nombre incroyable de choses sur la tour, sur son histoire, son entretient, avec quelques anecdotes plus personnelles. La tour était à nous, en dépit des queues de visiteurs. Nous entrions dans les ascenseurs par la sortie, faisant fi de la foule qui avait attendu des heures pour mériter ce que cet homme, dont j'ignorais encore le prénom, me faisait cadeau sur un plateau. 

Je me sentais bien avec cet homme, et à quelques reprises, alors qu'il se penchait sur moi pour regarder dans la même direction que moi et me faire repérer tel monument ou tel bâtiment, j'ai eu envie de me blottir contre lui. J'aimais sa façon d'être avec moi. A la fois tactile mais jamais déplacé, séducteur sans être balourd ou écrasant, attentif à moi sans être obséquieux. Il brillait, il était certainement content de m'en mettre un peu plein la vue, mais il m'accueillait avec simplicité et sincérité, pour autant que je pouvais en juger. 

Revenus en bas de la tour, et c'est là qu'il a trituré mon écharpe, et que j'ai pu voir de près, sur sa main dansant sous mon visage, son alliance, revenu en bas de la tour donc, il m'a confié sa carte de visite me recommandant d'en faire usage si jamais j'en avais envie. Puis il m'a fait la bise aussi tendrement que le permettait le lieu, au milieu des employés et collègues qui pouvaient nous observer, pressant ses lèvres tout près des miennes. 

J'ai ensuite mis presque 48h00 a redescendre de la tour Eiffel. Après le syndrome de Stendhal, l'effet tour Eiffel.


dimanche 18 mars 2012

Un "Projet X" peut en cacher un autre

Projet X, c'est le titre du film que je suis allée voir vendredi, après le boulot. Un navet de première bourre. Le projet X, c'est trois ados boutonneux qui organisent une fête d'anniversaire dans le but de "se vider les couilles", enfin ! Et la fiesta va dégénérer grave, pas forcement dans le sens attendu, jusqu'à destruction totale de la maison familiale et d'un bout du quartier. Voyez, c'est profond, c'est goutû. 

Mais heureusement, j'avais mon projet X à moi ! Avec comme acteurs principaux myself et G., plan cul régulier de son état.




En entrant dans la salle obscure mon projet n'était pas encore très défini. Mais j'ai deux objectifs artistiques pour G. depuis que je le pratique. Le voir me ramener sa queue le plus souvent possible en dépit de ses obligations variées y compris conjugales, et éviter de tomber dans le sentimental de très mauvais aloi, rapport à sa conjugalité pré-citée. Tout amateur éclairé sait combien ces deux objectifs sont complexes à mener de front. L'amour du risque, c'est un autre feuilleton personnel que j'aurai l'occasion d'expliciter ultérieurement. 

Lorsque nous entrons dans la salle de cinéma, j'avise trois malheureux spectateurs, d'un age bien tendre, certainement venus là réviser leur bac français. Si j'avais mené le casting des figurants je ne les aurais pas sélectionné. 

Mon projet s'est cependant affiné assez vite. Le plan coquin en salle obscure, j'ai jamais fait, j'ai envie. Sans compter que la simple présence de G. me donne des impatiences dans la chatte et la bouche. En m'asseyant dans le fauteuil à quelques rangs des morveux j'ai déjà la bave à toutes les lèvres. 

Au départ, il nous faut prendre nos marques. G. et moi avons le regard pétillant, le banane jusqu'aux oreilles, mais je sens quelques gênes à l'entournure, comme une réserve devant cette situation inhabituelle, nos rencontres se cantonnant jusqu'alors à mon lit ou un sauna libertin. Nous sommes tout contents de nous retrouver, la main dans la main, les yeux dans le yeux, ca sent la fleur bleue à plein nez. 

Assez rapidement, alors que le film déroule sa situation initiale, je pose ma main sur la braguette du jean de G. histoire de ramener les choses à leurs justes proportions. Proportions qui, sous mes frottements pourtant légers, semblent s'épanouir. Je ne suis pas longue à dégrafer consciencieusement deux boutons pour passer mes doigts et caresser le tissus duveteux du boxer de G. et son merveilleux renflement. G. et moi sommes toujours yeux dans le yeux mais plus aucune gène ne subsiste, pas plus que de doute sur l'odeur de notre relation : ca sent bien le sexe, plus du tout la fleur bleue.

G., malgré sa modestie inquiète sur l'air de "l'ai-je assez grosse", a une bite d'une taille assez conséquente, et pour tout dire qui me garni bien suffisamment, et même parfois un brin douloureusement, juste un brin, il faudra que j'y revienne. Mais j'y reviendrai forcement, j'adore tellement ca ! Donc, la queue de G. commençait à être sacrément à l'étroit dans le caleçon et le jean, et mes doigts gigotaient mal commodément la dedans. Ni une ni deux j'ai déboutonné le reste de la braguette, défait la ceinture, et ma main s'est glissée dans le boxer pour empoigner la queue de G., puis est descendue jusqu'à ses couilles ce qui eu l'air de le satisfaire pleinement à en croire ses soupirs étouffés. Il avait fermé les yeux, s'était renversé dans son siège, jambes écartées, bras ballants sur les accoudoirs, il était offert, confiant. Je déposais alors ma langue dans son cou, juste sous l'oreille, la faisais glisser sur la peau et finissais par un baiser sous le menton.

J'ai dit que G. était offert, et soit qu'il n'osait pas, soit qu'il aimait se laisser dorloter, soit encore que ma façon de mener les choses ne lui laissait pas beaucoup de latitude, soit tout cela à la fois, il était passif, me touchant peu, se laissant investir par mon empressement. Et j'ai beaucoup aimé. L'avoir à ma main, à ma bouche, à mes yeux, toucher et baiser sa peau sans penser à autre chose que sa douceur, sa texture, sa chaleur, observer sur son visage l'évolution de son plaisir.

J'avais envie de profiter de tout son corps. Je picorais de ma langue et de mes lèvres le bout de peau dans l’encolure de la chemise de G. et, n'y tenant plus, je tentais de la déboutonner fébrilement. Il m'aida d'une main sûre à me débarrasser de cet obstacle qui agaçait mes nerfs et je pu plonger avec délice mon nez sur son torse, dans son odeur, fermant les yeux pour chercher derrière le parfum et le déodorant les trop discrètes effluves de sa peau. 

Il était débraillé de haut en bas, sans plus aucun bouton de fermé, mettant à ma disposition son torse, son ventre et sa belle queue. Je me relevai un peu, et jetai un oeil entre les sièges pour évaluer le risque d'être vu par les gamins. Je jugeai qu'une petit activité ludique pas trop prolongée pouvait être tentée et je refourrai ma tête sur le ventre de G., léchant et embrassant puis, attrapant sa queue pour la diriger vers ma bouche, je goûtais avec délice son gland, titillais un peu le frein, tout en coulissant ma main pour le plus grand bonheur de G., semblait-il. J'engloutis rapidement son membre autant que je pouvais, vite vite, m'appliquais à quelques mouvement de succion, et remontais à la surface en continuant de le branler. Je regrettais de ne pouvoir poursuivre, de ne pas non plus avoir accès à son petit trou, que j'aurais bien agacé aussi, mais la pensée de trois jeunes blanc becs dans mon dos me retenait. M'exhiber oui, me donner des frissons oui, choquer, non. Mais en regardant G., en considérant son visage qui semblait me signifier qu'il était au bord de l'explosion, je n'étais pas mécontente du tout de moi ! 

A la sortie de la séance, nous étions chauffés à blanc. Il nous restait cependant peu de temps avant que G. ne doive rentrer chez sa légitime. Je nous délivrais en quelques minutes de notre rut infernal chez moi, sur mon canapé, le chevauchant de façon assez frénétique.

Au débriefing, G. Et moi étions d'accord. Il faut préparer le deuxième opus du Projet X, qui mérite un approfondissement, d'aller au bout des choses. On tient l'idée maîtresse ! Unité de lieu, de temps et d'action en un plan séquence, jusqu'à l'image de fin : la queue de G. crachant son jus sur ma main et son ventre pendant qu'il étouffera péniblement ses soupirs d'extase pour ne pas alerter les spectateurs.

En voix off, je note pour moi-même que j'ai réussi haut la main à tourner la guimauve en plan sexe très réussi.